Le renouvellement du montage dans le cinéma américain des années 1990 : Les Affranchis, Reservoir Dogs, L’Anglais

Mémoire de Master 2 à l’école nationale supérieure Louis-Lumière section cinéma.

Dirigé par Véronique Lorin et François Thomas, soutenu en juin 2015 (mention bien).


Résumé

Le cinéma américain a connu une vague de renouveau au début des années 1990. Avec l’évolution des règles de montage, les réalisateurs ont disposé de nouveaux outils de narration. Je me penche sur le cas de trois film à l’architecture singulière : Les Affranchis de Martin Scorsese (1990), Reservoir Dogs de Quentin Tarantino (1992) et L’Anglais de Steven Soderbergh (1999). Le film de Scorsese marque par sa voix off si particulière, au centre de la narration et d’un montage dynamique. Le film de Tarantino, organisé en chapitres, est construit comme un jeu de pistes autour d’un braquage qui ne nous est jamais donné à voir, et fait la part belle aux dialogues entre les personnages. L’Anglais est d’une inventivité rare, que ce soit dans sa gestion des flash-backs et flash-forwards ou dans celle de l’espace. Le montage va ici dans le sens d’un propos, et ces trois cinéastes ont chacun contribué à ouvrir un peu plus le champ des possibles en matière de construction d’un récit.


Abstract

American cinema had a renewal in the early 1990s. With changes in the editing rules and practice, directors benefitted from a new set of tools for storytelling. I am focusing on three films: Goodfellas by Martin Scorsese (1990), Reservoir Dogs by Quentin Tarantino (1992) and The Limey by Steven Soderbergh (1999). Each of these films has a very specific architecture. Scorsese’s striking use of voice-over narration is at the center of his fast-paced narrative. Tarantino’s film, organized in chapters, is built like a puzzle around a heist that we never get to see, and favors dialogue over action. As for The Limey, it is of a rare inventiveness, whether through its use of flashbacks and flash-forwards, or its management of space. The editing of these films always serves an idea, and those filmmakers each contributed to expanding the field of storytelling possibilities.

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